29 juillet 2010

Cette soif d'idéal

On reconnait en l’homme moderne un animal de grande intelligence doté d’une formidable volonté de puissance. Mais ce qui le distingue vraiment de la bête c’est, depuis la nuit des temps, sa propension à la spiritualité.

C’est sur cette caractéristique propre à l’humanoïde, ébloui par les beautés de la nature et inapte à en saisir le mystère, que se sont fondées les religions.

La Raison, telle qu’elle est apparue bien avant Montaigne, puis s’est développée au Siècle des Lumières, a gagné le combat contre l’obscurantisme sans se soucier de discerner et de préserver  l’aspiration transcendantale, jetant ainsi le bébé avec l’eau du bain. Curieusement, les Démocraties modernes ont délaissé cette composante humaine d’aspiration vers l’infini, négligeant ainsi le pouvoir considérable que les religions en avaient tiré. La séparation de l’Église et de l’Etat eut (peut être) été une meilleure chose si l’Etat avait pris à son propre compte cet élan métaphysique  sous une forme moderne plutôt que de le laisser à l’entière discrétion des religions et des marchands. Il est vrai que tant qu’il y eut des guerres,  le sentiment  patriotique a pu donner le change, mais rien ne dit que l’omniscience de la matérialité anesthésiera toujours l’envie  d’inaccessible étoile.

Posté par Anarchaste à 12:47 - Commentaires [1] - Permalien [#]

Commentaires sur Cette soif d'idéal

    l'innaccessible étoile ....

    Il me disait souvent, ne laisse pas la nuit
    Marcher à pas de loup sur les cœurs désunis.

    Mais je n'avais de lui, ni sa main dans la mienne,
    Ni le feu de sa voix, ni celui de ses yeux,
    Sereine cependant mon âme était certaine,
    De gouter au présent ce manque délicieux.

    Il me disait souvent, ne laisse pas la nuit
    Marcher à pas de loup sur les cœurs désunis.

    Alors que tout ici semble s'enorgueillir
    Pourquoi me direz-vous préférer le silence
    D’un autre que les nues célèbrent sans faillir,
    Simplement pour gouter derrière son absence
    Sa présence feutrée marchant à pas de loup,
    Envelopper ma vie, de son murmure doux.

    Car, L’inaccessible étoile sous son voile de nacre
    Chante à qui veut l'entendre et brille à qui sait voir
    Le règne de l'absent devient cette évidence
    Que le silence honore, que le vide consacre.

    Posté par L'ombre du vent, 30 juillet 2010 à 01:38 | | Répondre
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