02 février 2011

Aux bas maux

Décidément les temps modernes requièrent une plasticité intellectuelle qui relègue ma sclérose cérébrale au rang d’infirmité.

Eu égard à l’analyse pragmatique de la situation actuelle en Egypte et du réalisme Politique  le Président Obama a demandé hier soir le départ immédiat de Hosni Moubarak.

Ce faisant cet éminent symbole des grands principes de la Démocratie Occidentale m’embrouille encore un peu plus dans mes efforts, louables mais vains, pour y comprendre quelque  chose. 

Déjà, modestement tapi à l’ombre de grands esprits, j’ai, comme eux, du mal à admettre comment on peut qualifier de Démocratique une moitié plus un qui conclut  à un tout.

Au moins faut-il que cette moitié (plus un)  repose sur deux bases solides : le secret de l’isoloir et la sureté du décompte  des suffrages exprimés.

S’il fallait  admettre, comme le Pdt Obama et certains Ediles,  que la Vox-Populi prime dans certains cas sur le pouvoir en place, cela impliquerait, pour rester dans un cadre démocratique, que la liberté et le décompte des voix de la rue soit garanti et comptable.  On sait bien que ce n’est pas le cas, et, de ce fait, tout  pouvoir abattu par suite de soulèvement populaire relève bien plus de l’effet révolutionnaire que de l’action démocratique.

Personnellement, cela ne me choque pas mais compte tenu des enjeux internationaux  de cette révolte qui oppose un Président (reconnu  légitime depuis des années)  refusant de partir et une partie du peuple qui n’en veut plus, on aurait pu imaginer que les Occidentaux exigent la tenue  d’un référendum rapidement organisé et contrôlé par l’ONU.

N’y a-t-il pas une certaine ironie à voir un Président Démocrate Américain,  imprégné  du principe de non-ingérence, conduit par  la nécessité à approuver un coup d’Etat…  

 

 

 

 

 

 

 

 

Posté par Anarchaste à 16:20 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

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