23 février 2012

François Président...et après?

Nommé Président, François Hollande aura brillamment démontré son aptitude à se faire élire et en Politique c’est là le point essentiel.

Autrement, que dire de ses capacités  à diriger ?

Son expérience en la matière n’est ni  très consistante  ni très probante :

Il a laissé aux mains de Martine Aubry un PS en atonie et sa gestion financière de la  Corrèze est assez piteuse. On pourrait en déduire que c’est le type même d’un homme d’appareil  et qu’il ne sait pas lui-même de quelle nature sera sa réaction au feu d’une bataille de chair et de sang.

Ceci étant, la fonction Présidentielle est de telle nature que rien ne dit qu’il ne l’assumera pas avec bonheur.

La démocratie impose, pour se faire élire, que le programme  repose sur des objectifs  essentiellement plus  attrayants que réalistes.

Celui de François Hollande repose sur deux critères  apparemment  inconciliables :

Maintien et renfort des avantages sociaux (d’où dépenses supplémentaires) et diminution du déficit budgétaire prévu en équilibre en  2017.

Alors que l’Italie, l’Espagne, le Portugal, sans parler de la Grèce, augmentent l’âge de la retraite, diminuent le nombre des fonctionnaires, réduisent les salaires, la France va faire tout le contraire. Ou plus exactement les Socialistes disent qu’ils vont faire cela. Ce qui, bien entendu, ne garantit pas que la retraite sera  réellement  à 60ans ni que 60000 professeurs de plus seront vraiment recrutés.  Quoiqu’il en soit le projet aura déjà atteint son but essentiel : assurer l’élection.

 Du fait que les Socialistes excluent  obstinément la cause principale du défaut de la France (70 milliards de déficit commercial annuel), à mon avis, François Hollande va agir sur trois leviers :

 1)      Aux dires  de la (réelle) nécessité  d’une refonte du code des impôts,  augmentation de  la charge fiscale  surtout sur ceux, faciles à tondre,  qui ont des revenus  fixes déclarés.

2)      Au prétexte de  la conjoncture  laisser filer la dette autant que faire ce peut.

3)       Refuser tout accord Européen qui n’inclut pas des mesures de relance de la croissance : en clair faire que la BCE fasse marcher la planche à billets.

 Le point 1, Franco- français ne pose pas de problèmes sauf ceux , très lourds, de Bercy et d’intendance.

 Par contre, convaincre le Marché de prêter encore et encore à des taux  convenables est une autre paire de manches.

Mais, plus difficile sera de rallier l’Allemagne, les Pays bas, et même des pays hors zone Euro comme la Suède et le Danemark à l'idée que le laxisme Latin est une sorte de panacée qui, faute d’être universelle, peut guérir l’Europe à coup sûr.

Nicolas Sarkozy y a échoué mais  François Hollande dit que c’est un petit garçon… On verra !

 

Posté par Anarchaste à 15:28 - Commentaires [0] - Permalien [#]

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