04 avril 2012

Enfin Dionysos...

Epatant : les  Démocraties rejoignent les Dictatures, au moins sur un point : On connaît à l’avance le nom du prochain Dirigeant.

Depuis des mois les instituts de sondages, très largement relayés par les medias, nous ont donné son nom : François Hollande.

Il n’est pas, aujourd’hui, de journalistes,  parmi les plus éminents, qui ne fondent leurs  analyses sur la foi des sondages. De ce fait, m’appuyant moi aussi sur cet acquis, je suis enclin à vous dire ce qui nous attend demain.

 

1)      Il convient de faire un net distinguo entre la période pré et post-électorale.  Dans la période pré-électorale  l’intérêt national est subordonné à celui qui sert les candidats apparatchiks. C’est le temps où une partie du peuple croit aux lendemains qui chantent celui des Mélenchonneries ou des balivernes calculées de Clémentine Autain. (Pour ne citer que ceux-là). C’est un exercice  obligé par les lois  du système, lequel requiert que la principale aptitude des édiles se fonde sur l’art d’être élus. Alors, les élections passées, le temps que les gens d’appareils négocient et trouvent ce pour quoi ils ont tant œuvré, c’est-à-dire leurs places, l’attention aux vraies difficultés nationales sera reportée à la rentrée de Septembre.

 

2)      Le moment du véritable affrontement  étant venu, il est probable que la France continuera à faire semblant d’ignorer les vraies mesures à prendre pour combler son handicap essentiel : le manque de compétitivité industrielle. Nous avons l’Europe pour justifier notre incapacité à voir les choses en face, à remettre en cause les structures, le coût du travail, ses normes, les syndicats, les régions, l’indépendance et le coût énergétique etc…ceci relève, depuis des lustres, d’un état psychique dû à un endoctrinement des élites, eux-mêmes  gavés d’une esthétique intellectuelle qui méprise le travail manuel.  A défaut de Freud,  un Gouvernement Français est impuissant devant ces choses-là. A fortiori, celui de F. Hollande obligé de ménager ceux grâce auxquels il aura été élu : le Front de Gauche et les Verts. Dès lors le problème est assez simple : l’addition de notre déficit commercial avec son corollaire le chômage,  creuse  un trou de  100 milliards d’euros par an, au bas mot.

M. Hollande pense à l’impôt et en cela il a tort : Il ne faut à aucun prix prendre le risque de faire fuir les capitaux ou baisser la croissance. Augmenter l’impôt c’est conduire la France sur la route de la Grèce, l’Espagne ou l’Italie.  Il ne reste que la dette…et oui encore la dette !

C’est pour cette raison que nous devrons, quoi qu’on en pense, être polis et gentils avec nos créanciers.   Heureusement la BCE fait marcher par milliards sa planche à billets, profitons-en !

 

 

 

 

 

 

 

Posté par Anarchaste à 09:26 - Commentaires [0] - Permalien [#]

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