billets d'une pensée ordinaire

12 juin 2012

Le Président et le Garçon de café....

 

Quel rapport entre François Hollande, Jean Paul Sartre et son célèbre «Garçon de Café» ?

 À ses gestes un peu trop vifs, à son ardeur à virevolter, à son entrain à servir, Sartre nous montre un garçon de café qui  joue à être «Garçon de Café»--- Négation de soi-même  spécifique de la manière d’être humaine---Les hommes ne sont pas ce qu’ils sont : «Il faut nous faire être ce que nous sommes» (1)

A ma connaissance, personne n’a demandé à François Hollande ce qu’il entendait par : «Je serai un Président normal»

Voulait-il dire que cette fonction, (dans une sorte de «normalité»),  se coulerait dans sa  propre  personnalité ou, au contraire, que son «en-soi» se prêterait  au rôle de  Président «normal»?

 François Hollande joue-t-il  à être  Président de la République ? 

Au vu de ses premières prestations, je dirai même qu’il le sur-joue : Diminuer son salaire, prendre ostensiblement le train au lieu de l’avion, la voiture plutôt que l’hélicoptère, voilà pour donner, au public, l’image du Chef d’Etat modeste. Et quand il emprunte jusqu’à la caricature au personnage de Mitterrand,  est-ce lui,  ce masque sévère, cette attitude compassée, ce parler haché et ces  «heeeu… »… compulsifs ?  Est-ce bien lui ? Est-ce bien sa vraie nature ironique et joviale du bon vivant petit et rond ?

 Pour autant, rien n’est perdu : Même si François Hollande joue le rôle de Président, la Politique est si près de la Comédie qu’il lui  suffira d’être un bon acteur.

 1) «l’Etre et le néant »

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04 juin 2012

Monsieur le Professeur Ayrault

 

Premier Ministre, Monsieur le Professeur Ayrault entend agir avec méthode: «Consultations, Discussions, Concertations, Décisions».

On retient de ses premières interventions l'importance qu'il accorde à la «manière»

 Faut il en déduire que dans son esprit les moyens justifient la fin?

Je ne pense pas, mais en bon Français peut être fait il sien ce qu'en dit Descartes: «Par méthode, j'entends des règles certaines et faciles, grâce auxquelles tous ceux qui les observent exactement ne supposeront jamais vrai ce qui est faux et parviendront, sans se fatiguer à des efforts inutiles, à la connaissance vraie de ce qu'ils peuvent atteindre».

On sait, par ailleurs, les dangers de la rationalité instrumentale, étroite et oublieuse du sens humain, qui domine le Monde moderne.

 Loin de moi l'idée de faire un tel procès à M. Ayrault.

Je veux tout simplement faire remarquer que les moyens ne doivent pas être mis à la place des fins. Bien au contraire: c'est une profonde réflexion sur les fins qui justifie la méthode et les moyens.

La rationalité de Platon va même plus loin: les moyens peuvent être mauvais mais la fin ne saurait l'être.

 Pour le moment M. Ayrault, fin horloger, nous explique comment il fabrique sa montre. En automne nous saurons comment elle fonctionne.

C'est bien! Mais au final l'important est de savoir l'heure: celle du chômage, du déficit commercial, du pouvoir d'achat, de la dette...

Dites nous l'heure M. Ayrault, vite, avant le départ du train...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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30 mai 2012

Normal ou Médiocre?

 J'ai, bien des fois, essayé d'expliquer (de m'expliquer) les raisons pour lesquelles je réfute le Pouvoir et les Maitres.

Peu importe... Un nouveau Chef est là, force est de l'accepter en formant des vœux pour qu'il n'use de sa puissance que dans les limites du supportable. Hélas! Je crains le pire. Ses manières de faire de la com à deux balles ont le don de m'horripiler.

Dieu sait ce qu'il faut de labeurs, de peines, de renoncements, de coups bas et d'inimitiés pour nourrir la formidable (et puérile?) ambition de devenir Seigneur. Dés lors, pourquoi une fois au Pouvoir, ne pas assumer, tête haute, la posture si chèrement acquise? Pourquoi choisir l'hypocrisie? Ou alors par quel terme faut-il designer celui qui, en faisant croire qu'il a conscience de n'être qu'une âme ordinaire, se trouve là porté par un destin qui l'a choisi pour servir le bonheur du Peuple?

Alors, pour plaire au public, on prend le train bien que ce soit plus cher, plus lent et plus contraignant pour les Agents de l'État. Car derrière l'apparence du voyageur banal on cache la complexité du dispositif de sécurité Élyséen. On dit: «Voyez comme je suis modeste: je ne rechigne pas à une heure de plus pour rentrer chez moi». Mais les gens qui en ont les larmes aux yeux, sont, soit benêts, soit insensibles à ceux qui ont passé la journée ou la nuit, à faire le pied de grue , sous des ponts et aux passages a niveaux pour assurer la promo du Prince.

Pourquoi faire croire que l'on se rend à l'invitation d'Antenne2 comme n'importe quel autre homme politique, alors que le journaliste qui interroge n'est, en fait, qu'un faire valoir tenu à ne poser que les questions préparées à l'avance?

 Il faut tenir en bien peu d'estime le Citoyen pour lui servir pareille tambouille. Hélas! triste constat: il faut admettre que les résultats donnent raison aux conseillers en Com.

 Gageons que ce système puisse tenir longtemps, même après Septembre, même si les chiffres du commerce extérieur, du chômage, du pouvoir d'achat, de la dette clignotent en rouge car les Français sont un peu masos. A moins de voter avec ses pieds tout le monde connait, ou devrait connaître, les problèmes structurels qui affectent la France induisant un manque flagrant de compétitivité. En votant pour un programme qui aggrave ces difficultés, j'en déduis que les Français aiment les ennuis, lesquels en les mettant au fond du trou ne peuvent que leur faire augurer des jours meilleurs.

 

 

 

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25 mai 2012

A la recherche du Franc perdu

L’Economie Occidentale Moderne est fondée sur le principe d’une croissance expansive et continue avec pour (méchant)  corollaire  la surexploitation des ressources naturelles et la pollution.

Sans croissance, elle est comme un cycliste qui cesse de pédaler : Il a le choix entre mettre pied à terre ou se casser la figure.

 Elie Cohen, économiste éminent, dénombre, en France, trois moteurs de la croissance :

1)      Production.

2)      Consommation.

3)      Etat.

 Le Moteur de la Production :

 En vérité le moteur industriel Français n’est plus dans la course. Il consomme trop et rend mal. Quelles qu’en soient  les raisons,  les faits sont là : La France accuse le 2eme plus fort déficit commercial d’Europe et le 4eme au Monde !

En comptant le  coût des agios et ceux du chômage le montant annuel de cette déficience dépasse 100 milliards d’Euros. Un exemple ? Depuis la récente nomination de Mme Bricq rien que le  déficit énergétique a atteint le record de 5,8 mds d’Euros pour un seul mois et sur les 12 derniers mois la facture culmine à 63 milliards d’Euros (1)

Soyons sérieux : Un tel constat, (même dénié par  la Gauche)  plus la hausse du smic (laquelle implique celle d’autres salaires) et malgré les actions des Syndicats et du Gouvernement, ne  redonneront pas d’élan compétitif au moteur
productif de la France, laquelle, d’ailleurs, n’y croit plus depuis longtemps puisqu’elle impose davantage son travail ( 33%) que la consommation (21%)…..Dans ce Pays, accroître le coût du travail  ne choque personne mais  la seule idée d’augmenter, tant soit peu la TVA, donne des boutons. La cause est donc entendue.

 Moteur de la Consommation :

 C’est le moteur chéri de l’ensemble des  Français et,  plus encore, de   ceux de Gauche. Il est puissant et agréable,  mais dévoreur d’énergies, de ressources naturelles et grand pollueur. Il est également gourmand en pouvoir d’achat. Les bons résultats industriels de l’Allemagne viennent de permettre d’augmenter le leur de plus de 4%.   Mais en France on ne peut compter que sur l’Etat pour l’abonder. En matière d’impôts la France est déjà le 4eme Pays le plus taxé d’Europe avec 7 points de plus que la moyenne. Etant donné que faire payer les riches tient davantage du gadget électoral que de l’efficacité fiscale, sonner encore plus les classes moyennes aura  l’effet contraire de celui escompté.

 Moteur de l’Etat :

 Il semble donc, que si le gouvernement  Socialiste veut relancer la croissance,  seule  l’augmentation du pouvoir d’achat soit une solution plausible et rapide.

Une nouvelle charge d’impôt produisant l’effet contraire il ne reste à l’Etat que le recours à la dette. Tout le problème est là….sauf que, pour le moment,  le marché donne la France comme valeur sûre par rapport à la Grèce ou l’Espagne et nous disposons de taux record. C’est une chance pour le nouveau gouvernement. Dans d’autres temps, celui où la France disposait de sa propre monnaie, on aurait fait une unième dévaluation et le tour était joué. Ce n’est plus le cas et  c’est toute l’Europe que François Hollande cherche à entraîner dans cette voie afin que, de ce fait, l’accroissement du déficit Français passe du cas  isolé à un mouvement d’ampleur Européenne compris comme une stratégie d’avenir.

Alors, l’Europe, dans une plaisante normalité ferait  pot commun. Les uns travailleraient, les autres flâneraient, les uns produiraient, les autres consommeraient, les uns au froid, les autres au soleil. Des inégalités, faisons la cohérence d’un orchestre harmonieux….. Sans chef ?

 

 

1)         Données du ministère.

 

 

 

 

 

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23 mai 2012

Hollande Un Obama Zéro

En affirmant sa volonté de retirer les troupes Françaises d’Afghanistan dès la fin de cette année, François Hollande appuie sa décision sur la non nécessité de poursuivre une guerre que la force  des armes ne justifie plus.

En cela le Président Obama voit ses nombreux détracteurs confortés dans l’idée que la présence Américaine en  Afghanistan n’est plus fondée (pour autant qu’elle le fut un jour) puisque la mort de Ben Laden a vengé le terrible, l’abominable affront  d’Al qu’Aïda. D’autre part, il est patent que si le Pakistan reste un Pays extrêmement sensible,  les  factions  résiduelles d’extrémistes Musulmans se sont éparpillées dans d’autres régions.

Cette curieuse obstination du Prix Nobel de la Paix  à vouloir «terminer le travail»  s’inscrit dans le symbole du supplice de Sisyphe mis à part que personne ne l’oblige à persister.

 En ce sens, ce que Nicolas Sarkozy n’avait pas osé faire,  François Hollande l’a fait : il a mis le  doigt sur une erreur qui fait mal…  Mais il ouvre aussi une petite faille dans la sacro-sainte alliance entre  Pays Occidentaux, faille  que son prestigieux prédécesseur, De Gaulle,  ne se privait pas, le cas échéant, d’amorcer et d’élargir.

 Ayant, face à Obama, gagné ce premier round, François Hollande fait maintenant front à l’Allemagne.  En langage non diplomatique, quelle est la position Française ?

a) Opposition à la nomination de Wolfgang Schäuble à l’Euro-group. (1)

b) Non ratification du pacte de stabilité budgétaire sauf renégociation.

c) Mise en place d’Euros-bonds.

d) Relance de la croissance par le déficit grâce à des liquidités accrues de la BCE.

 Nous en sommes aujourd’hui à un round d’observation, le  véritable match débutera après les élections, mais c’est en Septembre que nous pourrons commencer à compter les points. Nous verrons alors où en est la France sur le plan de la dette, du déficit commercial et du chômage.

 

 

 

1)        Ségolène Royal, n’a pas manqué, hier matin, d’enfoncer le clou.

 

 

           

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22 mai 2012

Cohérences Afghanes........

 

En préambule du G8, on voit, à la télé, Barak  Obama, visiblement ravi, boire les paroles de François Hollande qui exalte la nécessaire cohérence  entre les Etats Unis, l’Europe et la France.

Cette cohérence se vérifie dès le surlendemain quand  Barak Obama défend le maintien des soldats Américains  en Afghanistan, alors que, dans la foulée, François Hollande justifie son retrait des forces Françaises….Cohérence un tantinet boiteuse, mais aussitôt rétablie par la déclaration du chef de l’Otan qui affirme que ce n’est pas du tout gênant…. Sous-entendu : On se passera de vous sans problème.

Cohérent ? Peut-être…  Un peu vexant quand même !

Ceci étant, si notre départ est réel fin 2012 (on ne sait jamais…) c’est une bonne chose pour le risque Humain et le coût financier de la France, c’est aussi une bonne nouvelle pour les Talibans qui attendent avec impatience  le départ des alliés pour faire la peau d’un Karzaï très contesté et d’ailleurs très contestable.

 

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21 mai 2012

J'ai du mal à comprendre...

J’aime et je respecte les talents de M. Bernard Henry Lévy, notamment son courage. Je comprends la difficulté que peut avoir un intellectuel  à  se mettre  à la place de quelqu’un d’un niveau, disons moyen, qui, non seulement, n’a pas de convictions arrêtées, mais relève de réelles difficultés à comprendre. A comprendre par exemple ce qu’est une Démocratie. Non pas au sens érudit et général du terme mais simplement celle que j’ai sous les yeux.

1)      Je constate un point  commun de convention arbitraire : Il suffit qu’une partie des citoyens (51%) désigne un Parti pour que celui-ci ait  droit de pouvoir sur l’ensemble du Peuple. On appelle «Majorité» ce qui n’est, en fait, qu’une fraction dominatrice pourvu qu’elle soit, même de très peu, plus importante qu’une autre.

2)      J’y vois un parti qui a tous les pouvoirs : Présidence de la République, Gouvernement, Assemblée,  Sénat,  Régions et la plupart des Villes. Etant donné que, de surcroît,  la Justice et les Syndicats sont de même tendance politique on voit l’opposition (tout de même 48% de l’électorat) réduite au rôle d’aboyeur déplaisant et impuissant.

3)      De surcroît, je constate qu’un Parti, parfaitement légal, qui récolte 18 % des suffrages, ce qui n’est pas rien, est honni par tous les gens «Biens» et, au nom du «Mal», empêché  par tous les moyens possibles, d’être convenablement représenté. 

Si j’avais fait des études je crois que j’aurais bien aimé m’instruire en Philosophie pour mieux saisir ce que voulaient dire, tous ces contempteurs de la Démocratie, Nietzsche, Platon ou  Aristote : «La Démocratie est la corruption de la République» !  Et si la Démocratie n’était, d’abord, qu’un moyen pour permettre aux élites d’accéder au Pouvoir ?

 

ref : article de BHL sur le Point «Pour ne pas laisser Marine Le Pen bénéficier de sa victoire»

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20 mai 2012

Les faux monnayeurs....

Obama et Hollande sont tous deux des disciples du Keynisme.--Qu’est-ce que le Keynisme ? Il relève, au départ, d’un constat très simple :

1)      L’Homme éprouve un infini besoin de jouissance et de confort.

2)      La Nature recèle d’énormes ressources propres à servir ce besoin.

3)      A partir de ces ressources, le Génie Humain n’en finit pas d’évoluer pour  combler ces exigences--- On appelle cela le Progrès.

 Keynes, il n’était pas le seul, s’est vite rendu compte que l’adossement de la monnaie à un bien matériel (Etalon or)  bridait les énormes possibilités de croissances économiques, alors que la  fabrication de  monnaie virtuelle permettait d’amorcer la pompe de la consommation.

(Dupond reçoit de l’argent et acquiert une maison, Durand qui la construit touche un salaire et achète une voiture, Dubois qui la fabrique perçoit une paye et s’offre un frigo….etc.) C’est épatant !

Tellement chouette que, dans le principe, seul l’épuisement des ressources naturelles ou l’asthénie du génie humain (1) pourrait ralentir ou mettre un terme à la course folle de la croissance.

Comme ce n’est pas demain la veille, on comprend la soif de certains Politiques à exploiter  ce fabuleux sirop,  pour autant  que leur conscience ne les conduise pas trop à se tracasser de la difficulté de ceux qui vivront dans les siècles à venir.  En effet le premier défaut de ce principe est de procéder, sans vergogne, au pillage de la Planète. En ce sens François Hollande est à l’opposé des principes écolos, ce qui n’empêche pas les Verts de voter pour lui--Un exemple concret : Pour réduire l’exploitation des ressources, diminuer le rejet de CO2 et contenir  le déficit commercial, il suffit d’augmenter le coût du carburant…(2)  Or François Hollande, en bloquant le prix de l’essence fait exactement le contraire….et Cécile Duflot applaudit !

 Fabriquer l’argent sans avoir à suer pour le produire (hélas, tel est le cas quand il résulte d’une richesse concrète) c’est le rêve des Banquiers et, aussi,  le principe fondamental du Capitalisme à l’américaine. Car  l’argent virtuel n’est plus seulement, comme autrefois, un simple moyen d’échange entre richesses, il devient un bien concret, productif d’intérêts qui viennent abonder sa masse, enrichissent les financiers,  jusqu’à former des bulles qui restent invisibles, du moins jusqu’à  leur éclatement. La  Mondialisation permet aux Etats-Unis d’échanger des Dollars produits par la planche à billets de la  FED contre des richesses bien réelles fabriquées par des Peuples trop contents de recevoir des  salaires bas ou de misère. C’est une forme moderne d’esclavage par des Pays qui ne cessent, par ailleurs, de donner des leçons de morale.

(Le déficit commercial Américain est de l’ordre de 500 milliards de dollars par an).--Les Etats-Unis qui s’endettent (17 mille milliards) en Dollars ne prennent pas de  risques  puisqu’il leur suffit d’en fabriquer… Quoique…. la dette Américaine (déjà 110% du Pib) a-t-elle des limites ?  Risque-t-elle d’exploser ?

Ceci étant, le Keynisme est une bonne chose à condition qu’il soit utilisé avec rigueur, dans un cadre de gestion saine  (sans trop de distorsions avec l’économie réelle) et j’ose dire vertueuse.

 Nonobstant, Obama et François Hollande sont partisans de la fuite en avant. Alors, il  reste à la BCE  de se calquer sur la FED  afin de pratiquer, comme aux Etats-Unis, une relance basée sur la consommation et le déficit. Ceci, malgré les exemples de l’Espagne et de la Grèce, lesquelles, après reçu les biens faits d’une abondante manne (en décalage avec leur économie réelle) en sont réduites à la mendicité.   Mais il paraît  que les autres Pays Européens sont là pour payer à leurs places…Super ! A quand les Eurobonds ?

 

 

 1)        Dans ce contexte on comprend l’opiniâtreté des élites à faire avancer sans cesse et toujours plus les  techniques et les sciences surtout celles propres à booster  la consommation.

2)        La voiture est un merveilleux instrument  de liberté… utilisé à 50% en gaspillage…La cohorte des voitures à 5 places qui bouchonnent avec une seule personne à bord est un fait  frappant et parfaitement  visible de cette gabegie.

 

 

 

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18 mai 2012

Démocratie ou Particratie?

Le terme Démocratie, et parfois République, sont des fourre-tout qui, à force d’être galvaudé,  ne veulent plus rien dire.

La Démocratie Russe est différente de celle des Etats-Unis et la République Syrienne n’a rien à voir avec la Suisse.

Ceci posé on constate un point  commun de convention arbitraire : Il suffit qu’une partie des citoyens (51%) désigne un Parti pour que celui-ci ait  droit de pouvoir sur l’ensemble du Peuple. On appelle «Majorité» ce qui n’est, en fait, qu’une fraction dominatrice pourvu qu’elle soit, même de très peu, plus importante qu’une autre.

Aristote disait que la Démocratie est la corruption de la République. Cela tient au fait que, pour se faire élire, mieux vaut flatter le Peuple plutôt que de se réduire à suivre son intérêt.

C’est par la corruption du Peuple, lui-même soumis à ses propres envies de jouissances, que l’on arrive au  Pouvoir.

Selon Abraham Lincoln la Démocratie c’est le pouvoir du Peuple, par le Peuple, pour le Peuple.

C’est évidemment une blague, mais certains régimes, Suisse par exemple, s’efforcent de coller au plus près à cette formule. Pour d’autres, au contraire,  la Démocratie est un prétexte à la Dictature.

La France a choisi une voie médiane : c’est par un chemin Démocratique doux que la France à dévolu, peu à peu, tous les Pouvoirs à un seul Parti : la Présidence de la République, le Gouvernement, l’Assemblée, le Sénat, les Régions et la plupart des Villes. Etant donné que, de surcroît,  la Justice et les Syndicats sont de même tendance politique on voit l’opposition (tout de même 48% de l’électorat) réduite au rôle d’aboyeur déplaisant et impuissant.

Reste la Presse, mais comme une grande partie de celle d’excellence est, aussi,  à gauche ainsi, d’ailleurs, qu’une majorité d’intellectuels…

Quel nom pourrait-on donner à ce genre de régimes ?  Particratie ?

 

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17 mai 2012

Vous avez dit Démocratie?

Démocratie Française : «Gouvernement du Peuple, par le Peuple, pour le Peuple»

 Mieux vaut en rire…

Gouvernement du Peuple… moins 48%...(Soit 52% égale 100%)...qu’elle blague !  (1)

Par le Peuple : Faux ! Ce sont les Politiques qui gouvernent avec les Syndicats. (2)

Pour le Peuple : Je veux bien….Il suffit d’y croire.

 La vérité est toute autre : La Démocratie Française consiste, en séquences déterminées,  à faire désigner par des Citoyens le Clan (en général celui de Droite ou de Gauche)  qui va gouverner. Point !  (Et ce n’est pas si mal). Mais l’enracinement endoctrinal est tel que même ceux qui ont colporté ce mensonge ont fini par y croire : Qui oserait  dire qu’Abraham Lincoln était un farceur…. !

 Bref, en ce qui concerne la France, l’essentiel du travail est accompli : Une partie des Français a, cette fois-ci, choisi le Clan de Gauche. Les autres n’ont plus qu’à s’incliner. 

 Pour le Gouvernement qui est en place, une partie du travail va consister à faire croire que les promesses non tenues le sont quand même, ou, si impossible, d’en remettre la responsabilité sur les prédécesseurs.  On reconnaît la  qualité d’un bon Politique en fonction de ses aptitudes à faire ces choses-là.

 François Hollande qui est un bon Politique est passé maître en la matière et n’a, déjà, pas manqué de se déjuger : Ainsi, s’était-il engagé à ne pas s'entourer de «Personnes Jugées et Condamnées». ( !!!) Et sa ferme et définitive intention de «Renégocier» le Pacte de Stabilité a déjà une volée de plombs dans l’aile. Il paraît qu’aux dernières nouvelles sa farouche volonté se trouverait adoucie par l’ajout d’un plan de croissance. Il n’aura pas trop de peine à en convaincre les 27, puisque ceux-ci en ont  déjà signé un depuis le 30 Janvier dernier….

Seule une paresse congénitale des Citoyens jointe à une crédulité sans pareille  permet de jouer sur ce  velours…..

 Bien sûr, on comprend ce que voudrais François hollande : selon la méthode de Keynes, si prisée aux Etats-Unis, que la Banque Européenne inonde l’Europe de liquidités malgré  le danger d’inflation qui serait d’abord préjudiciable aux pauvres. Il est évident que le plan de croissance déjà conclu  ne correspond pas à ses espérances. Peut-être sera-t-il obligé de faire avec.

 

1)        Nietzche démontre magistralement le sophisme qui consiste à faire croire que  99 égale 100. Une majorité est 100 ou n’est pas.

51% n’est pas une majorité,  c’est un partiel convenu de dominance…distinguo. 

2)        Où sont les referendums ?

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